Restauration du parc du château de Mayac, XIXe, Dordogne

Maître d'ouvrage: privé

Surface: 15 hares

En association avec:
-C. Braley, économiste
-P. Aversenq, expert arboriste

Après l'importante campagne de réhabilitation des bâtiments, le parc doit bénéficier de plusieurs campagne de restauration:
-reprise du couvert boisé
-création de parterres réguliers "à la manière de", face au château
-création d'un parterre calligraphié au nom d'Aïssé, belle captive héroïne des lieux
-réhabilitation de la cour des communs et création d'un parking paysager
-jardins sériels pour une mini-pépinière de buis,
-replantation du parc paysager
-création d'une pièce d'eau, ornée d'un kiosque de Choulot reconstruit.

2008/2009

Plan de gestion du parc de Chavaniac, XVIII-XXe, Chavaniac-Lafayette, Haute-Loire

Maître d'ouvrage: Conseil général de Haute-Loire

Surface: 3 hares

En association avec:
C. Braley, économiste
B.Brun, expert arboriste
C. Cane, fontainière
T.Ravin, architecte-infographiste

Créés à partir de 1920 pour John Moffat, un riche américain d'origine écossaise désirant honorer la mémoire de Lafayette qui grandit dans ce lieu, les jardins ont fait l'objet de projets ou d'interventions de créateurs célèbres, sans qu'il soit facile de démêler la part d'intervention de chacun d'eux: A. Duchêne, J. Charly, Knight, Villette, Treyve.

Le plan de gestion lancé par son nouveau propriétaire doit assurer la conservation et la transmission de ce singulier patrimoine tout en s'interrogeant sur la part d'intervention du jeune Lafayette, réelle ou rêvée, qui fit venir vers 1792 l'architecte Vaudoyer pour la restauration du château et l'anglais John Dyson, du Suffolk, afin d'installer de nouvelles pratiques agronomiques.

Un plan inédit de 1793 vient préciser les brefs essais de plantations effectuées par Lafayette sur son domaine, essais qu'ils concrétisera plus tard lors de son retour en France, à la Grange-Bléneau.

Ses projets d'ouverture vers la campagne se sont surtout conservées dans les grandes allées rectilignes qui partent du château et la disparition des murs d'enceinte.

De nombreux travaux de restauration seront à mener durant les 15 ans du plan de gestion :
-replantation de la forêt d'épicéas
-restauration de la roseraie de J.Moffat
-ouverture de la grande pièce d'eau au public
-remise en valeur des grandes allées.

2012/2014

Plan de gestion des jardins du château de Cordès, XVIIe, Orcival, Puy-de-Dôme

Maître d'ouvrage: privé

Surface: 9 hares

En association avec :
B. Brun, arboriste
C. Braley, économiste
P. Pastier et L. Gabette, experts hydrologues
J. Jausions, géomètre
C.Travers, archéologue

Classé monument historique, le parc présente des hêtrilles de près de 9m. de haut uniques en France. Sur un dessin attribué à Le Nôtre de 1695, ces structures végétales, dont certains pieds ont plus de 300 ans, sont fragiles d'autant plus qu'un plafonnage de plus de 3 mètres avait été opéré.

A la suite de plusieurs diagnostics (expertises arboricoles et hydrologiques, recherche historique, lecture du paysage et des usages) et après bilan de la gestion actuelle, un plan de gestion sur 10 ans a été proposé, précisant en particulier la conduite de ces palissades. L'intérêt d'une optimisation du passage des engins de taille, tassant fortement les sols, a été mis en avant, ainsi qu'une possible taille au croissant sur une partie du patrimoine.

Un réaménagement des parterres et du vallon en contrebas a été également proposé, d'autant que l'étude historique a montré que le parcours d'entrée était inverse de celui d'aujourd'hui et faisait passer par ce vallon orné d'un très grand bassin barlong de plus de 50 m. de long qui fut découvert à cette occasion. Il était envahi sous la végétation, hors emprise et complètement oublié.

De spectaculaires jeux d'eau ont été mis en évidence par ordinateur lors d'une vidéo simulant la montée du visiteur vers ce lieu défensif.

2009/2010

Restauration du parc du château "Het Foreyst", XIXe, Bruges, Flandre

Maître d'ouvrage : privé

Surface: 10 hectares

1er Prix 2017 de la "Demeure historique et Jardins" de Belgique

Le domaine "Het Foreyst" est édifié pour Anselme de Peellaert, chambellan de Napoléon à partir des années 1808 et prend comme modèle le château de La Malmaison. En partie réalisé et remanié plusieurs fois, le château est accompagné d'une curieuse ferme "égyptienne", d'écuries semi-circulaires, d'une grotte et d'un parc boisé.

En accompagnement de la restauration complète et scrupuleuse du bâtiment dans l'esprit du Premier Empire, le propriétaire a souhaité, en accord avec le Service des Monuments de Belgique, réaménager le parc en harmonie avec le bâti. Sont proposées:

-une grande pelouse modelée autour d'une allée en "double-lyre" inspirée du projet de Berthault pour le château de Compiègne,

-deux collections de roses anciennes et vivaces, en souvenir de La Malmaison,

-une "folie" romantique en trompe l'oeil, abritant une collection de prestigieuses voitures, à la manière de la maison des bouleaux du parc de Gatchina, à Saint-Pétersbourg.

2015/2016

Réaménagement du parc du moulin Gibeciaux, XXe Gif-sur-Yvette, Essonne

Maître d'ouvrage: privé

Surface: 1,5 hare

En association avec:
-D.Feuillas, ingénieur-écologue
-V. Broquaire, paysagiste-infographe

Le parc du moulin Gibeciaux fait l’objet d’une transformation menée par le Syndicat Intercommunal d’Aménagement Hydraulique de la Vallée de l’Yvette, dans le cadre de la restauration écologique de la Mérantaise. Cette dernière a subi plusieurs crues ces dernières années et ces aménagements visent à la fois à faciliter le bon écoulement des eaux et à améliorer la qualité environnementale du milieu.

Les travaux ont été précédés de nombreux abattages d’arbres sur le parc de l’ancien moulin. Leur impact sur le terrain est fort. La parcelle porte plusieurs bâtiments : un petit bâtiment rural ancien, situé le long de la rue Juliette Adam, une grande maison d’habitation contemporaine accolée à l’ancien moulin, ce dernier situé aujourd’hui hors emprise foncière et un petit abri de jardin en bois, des années 20 que les propriétaires souhaitent conserver et mettre en valeur.

La maison fait l’objet d’un projet de réaménagement. La présente intervention vise à harmoniser et compléter les aménagements qui portent sur le cours d’eau et ses berges, au niveau du reste des jardins.

Une première tranche de travaux est prévue pour l'hiver 2014/2015.

2014/2015

Réaménagement des jardins de l'hôtel de Bondeville, XVIIe, Paris 4e

Maître d'ouvrage: privé

Surface: 150m2

Ce petit chantier en contexte difficile, dû au percement d'une verrière pour l'éclairage d'un atelier de peintre en sous-sol, était l'occasion de réutiliser le principe du treillage déjà installé sur l'un des grands pignons aveugles de la cour.

Plutôt que de le redoubler pour cacher l'ensemble des édicules du fond du jardin, solution prescrite avant notre arrivée, on a préféré traiter les parements verticaux et horizontaux, et d'ajouter une gloriette centrale, jouant avec le motif arrière du treillage, ornée d'une simple vasque, garnie d'un rosier "Pierre de Ronsard".

Cette intervention a permis le déplacement d'un palmier planté de manière incongrue au milieu des parterres.

2008/2009

Restauration du jardin de Brouëssy, XVIII-XIXe Magny-les-Hameaux, Yvelines

Maître d'ouvrage: privé

Surface: 4 hares

En association avec:
C. Braley, économiste

Lien : Articles Archives 37

Edifié par Pierre Cailleteau dit "Lassurance" (1655-1724), architecte et contrôleur des bâtiments du Roi, le site a fait l'objet d'investigations historiques complètes qui ont mis en évidence la particularité du bâtiment, constitué en partie de matériaux provenant de la démolition de l'abbaye de Port-Royal-des-Champs toute proche, entre 1713 et 1715.

Une inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques a alors été demandée et obtenue.

Le spectaculaire potager a fait l'objet d'un article dans "L'art des jardins en Yvelines": voir la rubrique Publications.

2006

Restauration du parc de la Villa Lablache, XIXe Maisons-Laffitte, Yvelines

Maître d'ouvrage: privé

Surface: 1,5 hare

En association avec:
D. Feuillas, ingénieur-écologue
C.Jamin, fontainier

Le parti d'aménagement cherche à se rapprocher de son commanditaire d'origine, le chanteur d'opéra italien Luigi Lablache, avec un caractère d'italianité marqué par la palette végétale en particulier, tout en replantant de beaux chênes appréciés par la propriétaire.

Pour l'instant seuls deux bosquets ont été replantés: la tempête de l'hiver 1999 a stoppé les travaux et provoqué d'importants dégâts.

La remise en état de tous les éléments hydrauliques et maçonnés du parc est proposée, chiffrée et phasée. L'orangerie est en cours de restauration.

1999/2000

Restauration de la Grande Pelouse et de l'avenue de la Princesse, XIXe Le Vésinet, YVELINES

Surface: 5,5 hectares

En association avec:
F.Persouyre, plasticienne
D.Feuillas, ingénieur-écologue

Suite au plan de gestion du patrimoine arboré établi pour 15 ans, le "secteur d'ambiance" de la Grande Pelouse, classé au titre des Sites, est apparu parmi les plus caractéristiques de la ville.

Vieillissement des bosquets d'origine, dégradation de la couverture du sol, altération des modelés, dénaturation par un mobilier hétérogène, etc.les dysfonctionnements sont nombreux. La réhabilitation s'accompagne de propositions d'un nouveau modèle de banc original, de nouvelle gamme de lampadaires, de corbeilles et de passerelles.

Une re-végétalisation des berges est nécessaire ainsi qu'un allègement général des couronnes des arbres afin de redonner un caractère plus "naturel", tout en retrouvant des points de vue disparus. Les cartes postales se sont avérées un très bon support pour visualiser l'avant/après.

De nombreuses cépées d'arbres sont proposées, en évocation du boisement d'origine.

1997/2000

Réaménagement du parc du château de Bouzillé, XIXe, Melay, Maine-et-Loire

Maître d'ouvrage: privé

Surface: 150 hares

Budget des travaux: nc

Parc agricole et paysager, création du comte de Choulot et d'André Leroy, le site de Bouzillé, situé en plein choletais, illustre parfaitement cette utopie du XIXe siècle, où parcelles d'agrément et parcelles productives sont réunies dans une seule et même composition.

Ces créations fragiles, souvent effacées par le temps et l'oubli, sont peu à peu redécouvertes depuis une quinzaine d'années grâce au dynamisme d'une poignée de propriétaires et d'universitaires désireux de faire partager ces lieux qui ont marqué les campagnes françaises.

Avec le propriétaire actuel, grand amateur de chevaux, le renouveau du parc s'articule avec sa réutilisation en parc équestre, où de nouveaux parcours tirent parti de la variété des situations offertes par ce bocage.

A cet effet, de nouvelles pièces d'eau ont été créées, accompagnées de plantations de bosquets assurant le renouvèlement du couvert arboré vieillissant.

1994/2005

Plan de gestion de la bastide de Roméga, XVII-XIXe, Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône

Maître d'ouvrage: Privé

Surface: 6 hares

En association avec:
C. Braley, économiste
P. Aversenq, expert arboriste
N. Blanchoin, hydrogéologue
L. Martin et G. Gantier, archéologue et spéléologue

Blottie au cœur de son massif de pins, la bastide de Romégas et ses jardins abritent bien des surprises : une aire de battage, un parterre de buis, une chapelle, un labyrinthe et une tèse, le tout agrémenté de bassins, fontaines, d’un lavoir et de nombreux puits. Mais le plus curieux vient d’être découvert : le sous-sol est parsemé d’un réseau souterrain de mines d’eau alimentant les cultures et les jardins depuis la seconde moitié du XVIe siècle. Un parcours des sens et une remontée dans le temps offerts à tous… 

L'étude de plus de 400 actes notariés a permis de retracer une histoire inédite du site...qui commence en 1564 quand Michel Rouilhe, maître tailleur, achète la première vigne au quartier de « Pierre Plantade », autour de laquelle va se constituer le domaine. Il fait édifier un premier bâtiment en 1604 sur le modèle de celui de son voisin Jean Sala, contrôleur en la Chambre. À vocation rurale, cette construction présente pourtant un aspect ornemental avec la présence d’une génoise. L’aire de battage des céréales est construite peu après. Mais à court d’argent, la famille vend la bastide qui passe momentanément dans les mains de parlementaires aixois, les Dupont, qui la cèdent à leur tour en 1640 à deux artisans : Honoré Vigne, fabricant de tonneaux, et Noel Martin son gendre, maître cordonnier. Il faut attendre la majorité du petit-fils de Noel, François, premier parlementaire de la famille, pour qu’en 1696, d’importants travaux soient réalisés. Le bâtiment et la ferme actuels sont alors édifiés tandis que des amandiers, un rucher et un jardin potager viennent compléter les cultures. En 1724, après le mariage d’Anne-Rose, fille de François, avec Nicolas de Romégas, le domaine passe à la famille qui lui donne son nom. En 1795, Jean-Alexis Mignet, maître serrurier, s’en porte acquéreur. Toutes les plantations sont à refaire. La reprise en mains est spectaculaire: le domaine passe de deux hectares à plus de seize en 1820 au décès de Mignet qui le cède à son gendre, Etienne Michel. La tèse est alors créée et les grands pins d’Alep sont plantés. À partir de 1870, sous la direction attentive depuis Paris de François-Auguste Mignet, fils d’Alexis, et célèbre historien et académicien rattaché à l’histoire des lieux, aura lieu la dernière campagne de restauration des bâtiments.

Labellisé « Jardin remarquable » en 2011, le site est soigneusement entretenu dans un esprit fidèle à ses origines de bastide rurale.

Le plan de gestion programme les travaux d'entretien et de restauration sur 10 ans. De nouveaux aménagements ont déjà été effectués: collection de cistes, nouvelle allée de mûriers et bientôt, nouveau stationnement qui va permettre d'épargner l'aire de battage sur laquelle les voitures se stationnaient.

2013/2014